Création du groupe Union Centriste au sein du Conseil régional d’Île-de-France
Si elle ne date pas d’hier, la proximité entre les centristes au sein du Conseil régional d’Île-de-France prend aujourd’hui une résonance toute particulière. Officialisée le 25 juin 2026, cette formation rassemble désormais 28 élus sous la bannière Union Centriste UDI-MoDem et indépendants, confirmant l'ancrage durable du centre dans l'hémicycle francilien.
Ce rapprochement historique entre l'UDI et le MoDem traduit une volonté claire : renforcer la voix du centre en Île-de-France autour d'un projet politique fondé sur le dialogue, la responsabilité et l'efficacité. Sous la présidence de Jean-François Vigier, et avec Pierre-Jean Baty comme premier vice-président, le groupe entend porter une ligne centriste, constructive et attentive aux territoires, tout en s'inscrivant pleinement dans la majorité régionale conduite par Valérie Pécresse.
Mais cette union ne se contente pas d'exister : elle entend peser. Avec des figures comme Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, ou d'autres élus de différents horizons, le groupe incarne une diversité de parcours et de sensibilités unies par une culture commune du dialogue et de l'action concrète. Cette pluralité constitue une force : elle permet de croiser les regards, de confronter les expériences et de construire des positions équilibrées.
Les priorités affichées par le nouveau groupe témoignent d'une ambition à la fois sociale, territoriale et environnementale. Solidarités, santé, handicap, jeunesse et égalité des chances ; cohésion territoriale et soutien aux communes ; mobilités durables ; transition écologique pragmatique ; innovation et emploi ; gestion responsable des finances régionales : autant de chantiers sur lesquels les élus centristes entendent apporter leur contribution, ni dans l'opposition systématique, ni dans l'adhésion automatique, mais dans la recherche de solutions concrètes.
Cette démarche revêt également une portée plus large. À l'heure où les discours de rupture et de défiance gagnent du terrain, l'union centriste francilienne témoigne d'une volonté de réaffirmer une certaine idée de l'engagement politique : une politique de solutions, ancrée dans le réel, qui refuse les surenchères et les postures. Elle envoie un signal : celui d'un centre qui ne se contente plus d'exister, mais qui s'organise, s'affirme et entend jouer pleinement son rôle dans la recomposition du paysage politique.
En choisissant de s'unir plutôt que de se disperser, ces élus font le pari de la cohérence et de l'action. Dans un moment où la clarté devient une exigence démocratique, cette union centriste pourrait bien contribuer à redonner du sens et de la lisibilité à l'engagement politique régional.